L’opération

Afin que le chirurgien ne soit pas gêné lors de l’intervention, j’ai du suivre un régime spécial durant les 4 semaines précédents l’opération. Il visait à désengorger mon foie de la graisse accumulée ces dernières années. Le régime ne fut pas simple, j’ai néanmoins perdu pas moins de 5 kilos.

12 décembre 2016

Je suis arrivée à l’hopital à jeun vers 7h30. Le temps de remplir quelques documents et de monter m’installer dans ma chambre. J’ai reçu quelques médicaments puis suis partie au bloc vers 8h15. Les infirmières ont été très gentilles avec moi, j’étais vraiment stressée. J’ai reconnu mon chirurgien malgré sa tenue stérile et son masque, il m’a rassurée sur le fait qu’il avait bien dormi et qu’il était de bonne humeur. Pas de risque qu’il fasse n’importe quoi! L’anesthésiste s’est occupé de me placer les baxtères et m’a injecté les produits anesthésiants. Je me souviens d’avoir pris une grande inspiration, d’avoir fermé les yeux calmement en pensant au bel avenir qui m’attendait.

TROU NOIR

Il est aux environs de 12h00, j’entends tout ce qu’il se passe mais je peine à ouvrir les yeux, je suis en salle de réveil, je sens une douleur vive à l’estomac. Je ne suis pas belle à voir, je remets et souffre beaucoup. Une gentille infirmière s’occupe de moi, me place une pompe à morfine et me redresse. Je me sens tellement fatiguée, je dormirais pour le reste de ma vie. Je me souviens néanmoins que quelqu’un véhicule mon lit jusque dans ma chambre. J’ai dormi toute la journée, je me souviens avoir vu mes parents mais je suis totalement dans le cake. Début de soirée, on me demande de boire un peu d’eau et de manger. J’avale deux gorgées et une cuillière à café de yaourt. Je ne sens pas vraiment de douleur à l’estomac, la morfine fait son job, par contre je souffre beaucoup des muscles abdominaux qui ont été sexionnés.

Le lendemain, je me lève et fais quelques pas dans le couloir avec la kiné, j’ai quelques visites et je mange quelques cuillières d’une crème vanille. J’essaye de boire mais c’est difficile. Heureusement je suis toujours hydratée par baxtère. La pompe à morfine me donne des nausées, on décide donc de me l’oter. Encore une fois, je me sens barbouillée comme lors d’une gastro, mais pas de grande douleur, sauf aux muscles. Je suis sous paracétamol et encore très fatiguée.

14 décembre 2016.

Mercredi matin, je peux sortir de l’hopital, je vais bien, malgré la douleur aux muscles qui m’empeche de me mouvoir correctement. Je sens mon estomac se tortiller, je mange très peu et peine à boire.
La semaine se passe difficilement, je dors mal, je souffre un peu plus depuis que je ne suis plus sous baxtère. Je dois prendre les médicaments par voie orale ce qui n’est pas évident avec un estomac de la taille d’une pêche. Mes déplacements sont toujours difficiles et je profite pour me reposer beaucoup.
La douleur n’a pas été vraiment atroce, c’est une opération plutôt gênante que vraiment douloureuse. J’ai souffert des muscles 15 bons jours. L’alimentation a été très difficile pendant 3 semaines, les quantités minimes et les nausées fréquentes. J’ai du m’appliquer à ne pas oublier de bien m’hydrater.
Les cicatrices sont au nombre de cinq en forme de petites lignes, la plus grande mesure 2cm de long.

L’opération en elle-même n’a pas été la partie la plus difficile. Ce qui est le plus compliqué c’est de gérer un quotidien quand on a un estomac pas plus grand qu’un avocat. Il faut s’appliquer à manger lentement, mastiquer énormément et réapprendre à consommer différement.

Encore à l’heure actuelle, 4 mois après l’opération, je ressens des douleurs lorsque je mange trop vite ou en trop grande quantité. Je dois accepter de faire un effort toute ma vie, accepter que plus rien ne sera comme avant. Mais je suis tellement heureuse de voir les résultats sur la balance. Je ne regrette rien.

Pour voir l’évolution de ma perte de poids, c’est par ici.